herbages

Le territoire

 

La Thiérache et la Thiérache du Centre :

La grande Thiérache s’étend sur une partie de la France et de la Belgique. La Thiérache française est répartie sur trois départements français, appartenant respectivement à trois régions : Le département du Nord (Région Nord-Pas-de-Calais), celui de l’Aisne (Région Picardie) et celui des Ardennes (Région Champagne-Ardenne).

EPCI de l'AisneDans l’Aisne, la Thiérache est constituée de cinq groupements de communes : ce sont les intercommunalités :

  • La Communauté de Communes des Portes de Thiérache
  • La Communauté de Communes de la Thiérache d'Aumale
  • La Communauté de Communes des Trois Rivières 
  • La Communauté de Communes de la Région de Guise
  • La Communauté de Communes de la Thiérache du Centre 

 

Les intercommunalités permettent aux communes volontaires de se regrouper au sein d'un établissement public de coopération intercommunale, comme une Communauté de Communes.
Elles mutualisent leurs moyens afin d’assurer certaines prestations (ramassage des ordures ménagères, assainissement...) ou d’élaborer des projets de développement du territoire.

 


Une de ces intercommunalités est la Communauté de Communes de la Thiérache du Centre.

  Population de la Thiérache du Centre

  • Elle a été formée en 1992 à partir du regroupement de 68 communes de 4 anciens cantons :
  •  
  • Le Nouvion-en-Thiérache,
  • La Capelle,
  • Vervins
  • Sains-Richaumont.

La Thiérache du Centre s’étend sur un grand territoire dont les diagonales font près de 50 kilomètres de longueur et sa population s’élève à 27 170 habitants.


 

  

 La Thiérache du Centre permet aux communes de bénéficier de services et de moyens humains et financiers pour réaliser des projets que seules, elles ne pourraient pas gérer.

La Communauté de Communes a d'abord exercé des compétences relatives à l'aménagement de l'espace (étude, définition et élaboration d'un programme de développement), au développement économique (création, aménagement et gestion de zones d'activités intercommunales) et à la protection et la mise en valeur de l'environnement (Etudes préalables à la réalisation de programmes d'assainissement, études et concertation pour la résolution des problèmes de collecte et d'élimination des déchets ménagers en cohérence avec les schémas départementaux).

Ces compétences ont été élargies au fil du temps pour prendre en compte les enjeux liés au développement du territoire en matière environnementale, sociale et culturelle.

  

Le terroir :


La Thiérache est un réservoir de biodiversité à préserver :
En effet la diversité faunistique et floristique de ses forêts et de ses prairies, ajoutée à une trame bocagère localement préservée font que les écosystèmes thiérachiens sont connectés à ceux, écologiquement très riches, d'Europe centrale.

L’évolution du paysage rural :

Vallée du  ThonAu 19e siècle, l’agriculture thiérachienne consiste en une agriculture d’élevage laitier et d’herbage (pâtures utilisées pour engraisser les bestiaux). Les parcelles sont vallonnées et délimitées par des clôtures végétales : le bocage. Herbages 

Au 19e siècle la Thiérache s'est tournée vers l’élevage et la production de beurre, produit très valorisé sur les marchés parisiens, tandis que le lait subsistant est transformé en fromage (comme le Maroilles).
Parallèlement l’agriculture est aussi marquée par l’arboriculture (les vergers). Les plantations de pommiers se sont répandues, produisant un cidre de qualité et d’autres alcools de pomme.


Elevage bovinAujourd’hui l’élevage perdure, malgré un siècle marqué par la crise de l’élevage laitier et par la mécanisation agricole qui privilégie les parcelles larges et non clôturées, pour l'accès des machines agricoles.
Verger à Voulpaix
Quant à l’arboriculture, elle est moins conséquente en part de marché mais elle résiste et se diversifie pour répondre aux demandes de la grande distribution. L’usine Materne (productrice nationale de compotes et de confitures) est installée à Boué et produit notamment à partir des vergers de Thiérache.

  

  • La Thiérache du Centre se compose de paysages variés :

Vallée du  Thon
Champs dans la vallée de l'Oise
Vallée de l'Oise

Les cantons du Nouvion et de La Capelle ont en commun les vallées herbagères entourées de bocage.

Au sud du territoire en revanche, autour de Vervins et de Sains-Richaumont, la culture à champs ouverts (céréales et betteraves) a remplacé progressivement l’élevage. Cette agriculture intensive n’a ni besoin des prairies ni du bocage les protégeant.

Champs près de  Marfontaine
Champs dans le canton de Vervins
champs autour de Le Hérie la Viéville

Ainsi le paysage se dissocie clairement de celui du nord de la Thiérache, à l’instar de sa diversité écologique.

 

  • D'un bocage malmené vers un bocage protégé :

champs près de Monceau Le Neuf FaucouzyAu 20e siècle la destruction d’une partie du bocage, le remembrement des parcelles agricoles et la périurbanisation ont fragmenté l’espace en y insérant un maillage routier et un mitage urbain qui ont réduit la part de l’espace naturel et agricole.

Champs près de VervinsDe ces actions résulte directement la réduction de la biodiversité des écosystèmes.

Pourtant les politiques publiques prennent de plus en plus conscience de l’importance écologique de leur bocage et de la spécificité identitaire qu’il leur confère.


Elles ont donc décidé de le valoriser et de le préserver, au moyen d’un schéma directeur de recomposition du bocage.

 

Le patrimoine architectural de la Thiérache :

Maison à VohariesLa Thiérache du Centre offre généralement un habitat aux murs de briques rouges (parfois vernissées et ordonnées en motifs variés), de pierres bleues et de toits d’ardoises. Cet habitat s’organise souvent autour d’une église (fortifiée ou non).

Briques vernissées à Berlancourt

Grange à  Foigny

Maison à voulpaix

 


 

  • Les églises fortifiées de Thiérache :

Eglise d'Englancourt Terre de bocage, de culture et d’élevage, la Thiérache du Centre est une région très vallonnée et verdoyante et marquée par la présence d’un nombre important d’églises fortifiées. Dressées au cœur des villages, plus de 60 églises fortifiées s’imposent dans le paysage bocager de Thiérache. 
Empruntez la route des églises fortifiées et arrêtez-vous devant ces témoins des guerres qui ont ravagé la Thiérache au cours des 16ème et 17ème siècles.

Eglise fortifiée de BancignyCe patrimoine singulier est une conséquence de la situation géographique qu’a toujours connue la Thiérache, terre de passage : située en territoire frontière entre la Champagne et la Picardie et plus largement entre l’Empire Germanique et le royaume de France, la Thiérache a été marquée par les guerres (guerre de Cent Ans, guerre de Trente Ans, la Fronde, guerres franco-espagnoles…).

A cette époque, la région est un axe stratégique entre le royaume de France et les Pays-Bas espagnols qui se livrent de durs et longs combats.
Les villages de Thiérache voient leurs églises se transformer en forteresses. Les habitants lassés de subir les pillages et les ravages des soldats aménagent et fortifient leur église. Plusieurs campagnes de fortification d’églises se suivent et les systèmes de défense mis en place sur les édifices varient d’une construction à une autre.

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